Samedi 07 octobre 2023 30ejour d’après : 06 novembre 2023
Les photos des otages sont partout, sur tous les murs et écrans de la ville. Nous ne lesoublions pas. Ce matin Israël s’est arrêté pendant une minute de silence, sans sirène, signe d’alerte de roquettes. Ce soir place Habima, un mois jour pour jour soirée de soutien aux familles des otages. Devant le musée de Tel Aviv, les jours de captivité s’égrènent sur un écran géant.
Sur la place Habima des petits lits vides avec les doudous, des nounours attendent les enfants.
Ou dorment-ils ce soir ? Qui leur raconte l’histoire qui les berce ? mangent-ils à leur faim ? ou sont-ils ?
Un artiste à peint un tableau, le petit garçon appelle sa maman dans la nuit.
Devant le musée de Tel Aviv la table de shabbath est dressée dans la nuit de tristesse, elle attend ses 240 convives.
Sur le dos des chaises, l’affichette avec les noms.
Les halots attendent d’être rompu pour le partage du shabbath qui arrivera bientôt pour eux.
Les tentes des familles non loin abritent les sommeils cauchemardesques des proches.
Des enfants circulent entre les jambes des adultes, intégrant déjà l’horreur.
Ils dessinent, écrivent, construisent des petites maisons qui attendent le retour de nos frères, de nos sœurs, de nos enfants, de nos grands-pères, de nos grandes mères.
Un énorme sablier distille le temps autours duquel des bougies d’espoir brulent d’impatience du retour.
Des guirlandes de fleurs de papier de couleur pendent des arbres.
Sans doute une mère, crie dans le micro sa douleur dans un עכשיוַ déchirant et repris par la foule.
Nous sommes là, présence dérisoire et indispensable.
Nous sommes là juste pour nous rattacher à l’humain, pour eux.
(maintenant)
Eux que nous regardons, qui sont partout sur des affichettes, sur l’écran géant. Des visages souriants qui contrastent avec ce qu’ils doivent vivre.
Des noms, des prénoms qui sentent bon Eretz Israël.
Des âges, si jeunes, si vieux, si juvéniles qui ne demandent qu’à grandir.
Les affichettes sont partout, sur les murs, sur des tables, au sol autours de petits mémoriaux.
Une jeune femme distribue des rubans jaunes qu’on accroche au poignet, sur la voiture.
Nous étions des centaines de milliers partout en Israël en ce jour commémoratif de ce 07 octobre funeste.
Et …. Dans ce qui était ma ville, celle des lumières ils étaient quelques centaines seulement, honte à Paris.

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