Israel , France l'alliance perdue
Imaginez une histoire d’amour, mais qui tourne mal : il y a une rencontre, un coup de foudre, des rendez-vous parfois ratés, parfois furtifs, quelquefois gênés. puis il y a des engagements, des promesses tenues et parfois non tenues. La passion retombe parfois pour laisser la place aux crises, aux ruptures provisoires quelquefois. On peut s’aimer très fort puis se déchirer, chacun peut aller ailleurs puis revenir.
Et puis patatras, c’est la rupture soudaine ou lente, c’est le divorce. On s’aime mais on se sépare, on va vivre chacun de son côté ; on se voit tout de même puis on ne se voit plus ; on se parle un peu puis on ne se comprend plus et on ne se parle plus, le lien est brisé.
Voilà, c’est ça l’histoire des juifs et de la France, une histoire d’amour intense qui a mal tourné. Voilà, c’est cela mon histoire d’amour avec la France, une histoire qui a mal tourné.
Tout est parti de la lecture du dernier livre d’Alain Finkielkraut : Le Cœur lourd.
L’homme a le cœur lourd de la France qu’il ne reconnaît plus, de sa France. Son diagnostic est terrible : crise de l’identité, crise de l’école, entrisme migratoire, islamisme conquérant, crise de la langue, méconnaissance de l’histoire, incommunicabilité entre les gens, haine d’Israël et antisémitisme ravivant les plaies familiales.
L’académicien amoureux du français et de la France ne sait plus où il est, confondant le pays Israël et son gouvernement, s’égarant dans des condamnations qui alimentent la haine d’Israël. Mais, comme l’a dit Michel Gad Wolkowicz, l’Israël qu’il aime est celui d’il y a quarante ans, quand il dégustait des glaces rue Bograshov ; Alain a plusieurs trains de retard sur Israël. Il est resté sur l’illusion de עכשיו שלום (Shalom Akhshav)[1], mais il est ambivalent et reprend, interview après interview, la phrase de Badinter prononcée sur la fin de sa vie :
« Il va falloir songer à partir. »
Il est pris de ce symptôme à tendance schizophrénique de beaucoup de juifs de France qui n’arrivent pas à associer la réalité de ce qu’ils pensent en regard de la situation des juifs en France et le réel de leur propre vie.
Alors, mon balagan identitaire a tenté de comprendre comment, pourquoi en est-on arrivé là ? J’ai, comme Finkielkraut, le cœur lourd de ma France.
Freud nous éclaire : ce qui est « lourd » en soi ne disparaît pas ; si tu ne l’affrontes pas, ça agit quand même. Je vais tenter ce soir de mettre en lumière cette lourdeur, l’intégrer, l’affronter et tenter d’en saisir la genèse.
Dans cette lourde tâche, Michael Bar-Zvi m’a aidé. J’avais lu, quand nous étions en France, le livre Israël et la France, avec comme sous-titre : L’Alliance égarée.
À l’époque, j’avais aimé ce livre tout en n’étant absolument pas d’accord avec les thèses développées. Le livre est paru en 2014. Nous avions eu le plaisir de rencontrer Michael Bar-Zvi plus tard chez une amie, lors d’un déjeuner amical.
C’était peu de temps avant son décès en 2018, mais sans doute n’avais-je pas alors mesuré la chance de cette rencontre.
J’ai donc relu Israël et la France, L’Alliance égarée, et je me suis permis de reprendre son titre en le modifiant : Israël et la France : L’Alliance perdue.
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Qui est Michael Bar-Zvi ?
Extrait de sa biographie sur le site de la Fondation pour la mémoire de la Shoah :
Né Michaël Herszlikowicz en 1950 à Paris d'un père bottier rescapé des camps et d'une mère enfant cachée, élève de Pierre Boutang et d'Emmanuel Levinas, docteur en philosophie, Michaël Bar-Zvi a fait son alyah à 25 ans.
Devenu professeur à la faculté d’éducation de Tel-Aviv, il était une grande figure de la pensée juive contemporaine. Il s'intéressait aux liens entre la pensée juive et la philosophie politique et a notamment travaillé sur l'histoire du sionisme, sur les rapports entre la France et Israël, et sur l'antisémitisme.
Engagé pour la cause sioniste, il a été délégué général en France du KKL (Keren Kayemeth LeIsrael) et a dirigé le département Éducation juive en Europe de l'Agence juive.
Michaël Bar-Zvi a publié chez des éditeurs français de nombreux ouvrages, dont Le Sionisme (PUF, 1978), Philosophie de l’antisémitisme (PUF, 1985), Être et Exil, philosophie de la nation juive (Les Provinciales, 2006) et Pour une politique de la transmission (Les Provinciales, 2016). Il a co-dirigé avec Michel Gad Wolkowicz les actes du colloque Si c'était Jérusalem (In Press, 2018) dans le cadre de Schibboleth.
Grand connaisseur du judaïsme, il a participé aux travaux de la commission Culture juive de la Fondation pour la mémoire de la Shoah de 2010 à 2016 et a prolongé son engagement aux côtés de la Fondation par le biais d'expertises régulières jusqu'à sa disparition en 2018.
L’alliance : entre persécutions, expulsions et restrictions
Il faut bien commencer mon récit par une origine, bien que je ne sois pas versé dans les rapports rapprochés avec la notion d’alliance avec Dieu telle que l’évoque Michael Bar-Zvi dans les similarités entre les juifs et la France chrétienne.
Commençons donc par le Moyen Âge.
Chronologiquement, les juifs sont expulsés successivement de France en 1182, 1306, 1322 puis définitivement en 1394, et ce jusqu’à la Révolution française.
Ils répandent leurs lumières spirituelles dans le pays qui est la fille aînée de l’Église ; sont-ils perçus comme des frères ou des pères de cette France qui les chassera, les massacrera pourtant, comme symboliquement l’on tue son frère ou que l’on rejette son père pour exister ?
En tout cas, ces figures juives célèbres du Moyen Âge sont des sages religieux versés dans l’étude. Pour la France, eux seuls existent en tant que juifs.
La promesse
Nous sommes le 15 août 1744. Le roi Louis XV se meurt à Metz, victime d’une dysenterie.
Malgré toutes les saignées de ses médecins, la fièvre ne tombe pas et l’Église se penche sur le pécheur, lui admonestant de se confesser de sa vie dissolue.
Le roi va se rétablir grâce à l’intervention d’un médecin juif, Isaïe Cerf Oulman, introduit habilement dans sa chambre.
En récompense de sa survie, le roi demande à Isaïe Cerf Oulman ce qu’il désire.
Rien pour lui, mais « s’il obtenait qu’enfin les Juifs de France portent le doux titre de Français, sa mission serait remplie ».
Il n’en fut rien en cette année 1744.
La promesse ne sera pas tenue sous l’Ancien Régime, mais le « doux titre de Français » est revendiqué pour les juifs.
Je cite Michael Bar-Zvi :
Louis XVI demandera un rapport à Malesherbes. En termes de droits accordés à une minorité, l’arrivée au pouvoir des révolutionnaires va changer le regard sur le judaïsme pour le placer dans le prisme de l’émancipation.
Auparavant, la notion de régénération va être appliquée aux juifs par un curé, Henri Jean-Baptiste Grégoire, qui devient le symbole de l’émancipation des juifs de France.
La régénération
En 1779, Henri Grégoire publie un mémoire sur « les moyens de recréer le peuple juif », mémoire qui n’a pas été conservé.
Puis il est distingué en 1788 par la Société royale des sciences et des arts de Metz pour son « Essai sur la régénération physique, morale et politique des juifs ».
La question posée aux concurrents étant :
« Est-il des moyens de rendre les juifs plus utiles et plus heureux en France ? »
La question part du principe que les juifs sont inutiles et malheureux.
Les intentions, certes louables, d’intégrer les juifs dans la société française ne cachent pas un antijudaïsme crasse dans ces assertions tout au long du texte.
Dans le premier manuscrit retrouvé par Pierre Birnbaum, les intentions de Grégoire sont explicitement exprimées :
« L’entière liberté de conscience accordée aux juifs sera un grand pas en avant pour les réformer et, j’ose le dire, pour les convertir, car la vérité n’est persuasive qu’autant qu’elle est douce. »
Et de terminer son manuscrit par cette phrase non équivoque :
« Enfants du même père, dérobez tout prétexte à l’aversion de vos frères qui seront un jour dans le même bercail. »
Les voilà, les pères et frères évoqués plus haut.
L’abbé Grégoire sera un artisan important de l’octroi de la citoyenneté aux juifs sur cette base de rectification et de régénération.
Le juif individu
Je cite toujours Michael :
« La France et Israël allaient rater leur premier rendez-vous avec l’histoire à l’époque moderne. »
En effet, la célèbre phrase de Clermont-Tonnerre, prononcée à la tribune de l’Assemblée le 23 décembre 1789, atteste cette première rupture :
« Il faut refuser tout aux juifs comme nation et accorder tout aux juifs comme individus ; il faut qu’ils ne fassent dans l’État ni un corps politique ni un ordre ; il faut qu’ils soient individuellement citoyens. »
Une fois régénéré, le judaïsme est défini uniquement comme une religion et une pratique. La nation juive doit se dissoudre en tant que peuple pour survivre en tant qu’individu.
Michael souligne que l’émancipation s’accompagne alors de deux fléaux : l’assimilation et, plus tard, l’antisémitisme moderne.
La mise à l’ordre et la perte de soi
Napoléon Bonaparte, si je puis me permettre, enfonce le clou en imposant une allégeance et une soumission aux lois de la République, en étatisant le culte et en institutionnalisant la communauté.
Pour Michael, le premier moment de l’assimilation est vécu comme un échange ; ce n’est que dans un second temps qu’elle suppose l’abandon et la perte de soi.
Psychologiquement, la volonté d’assimilation procède d’un manque d’être.
Cet être juif est parfaitement décrit par Freud dans son discours au B’nai B’rith de Vienne en 1926 :« Ce qui me reliait au judaïsme n’était pas, je dois le reconnaître, la foi, car j’ai toujours été un incroyant (j’ai grandi sans religion, même si cela n’a pas été sans respect des exigences éthiques de la culture humaine). Mais il demeurait suffisamment d’autres choses qui rendaient irrésistible l’attraction du judaïsme et des Juifs : beaucoup de forces de sentiments sombres, d’autant plus puissantes qu’elles se laissent moins réduire en paroles, de même que la claire conscience de l’identité intérieure, de la construction spirituelle semblable. »
Ce sont ces « autres choses » qu’évoque Freud que l’octroi de la citoyenneté aux juifs de France occulte.
La France, par l’individualisation d’alors, réduit le judaïsme à la simple religion et à sa pratique, niant l’aspect de peuple et de nation ainsi que le lien particulier qui relie chaque juif, ce lien clairement évoqué par Freud.
Les figures de l’assimilation
Poursuivons les propos de Michael à propos de l’assimilation, qui est perçue et vécue alors non comme un abandon de l’héritage ancien, mais comme une ouverture et une adaptation, avec comme corollaire le mariage mixte.
Celui-ci représente l’ultime victoire de l’individualisme, le triomphe d’une société où le choix de l’homme prime sur l’origine et l’appartenance, le déclin de la religion accompagnant alors l’émancipation.
Les figures juives célèbres du XIXe siècle ne sont plus des rabbins ou des sages étudiant la Torah, mais des écrivains, des artistes, des banquiers, quelques politiciens, tous juifs assimilés.
Bernard Lazare, cité par Michael, comprend que la Révolution française est un leurre et qu’elle porte en elle d’énormes dangers en donnant aux juifs une place plus importante que leur nombre, alimentant alors l’antisémitisme intimement lié à l’assimilation.
L’antisémitisme : la brisure
En avril 1886 est publiée La France juive d’Édouard Drumont, dans laquelle l’auteur développe une vision conspirationniste selon laquelle les juifs domineraient la finance, la politique et la société française.
Il oppose ce qu’il appelle une « France chrétienne » à une prétendue « France juive ».
Le livre mêle accusations économiques, théories raciales et attaques personnelles contre des figures publiques évoquées plus haut.
Le lien entre assimilation et antisémitisme évoqué par Michael est patent : l’assimilation dans la citoyenneté n’y fait rien ; le juif est renvoyé à son étrangeté, à son appartenance non française.
Quoi de plus fort symboliquement que la brisure du sabre d’Alfred Dreyfus dans la cour des Invalides pour celui qui avait choisi la France plutôt que l’Allemagne, pour ce polytechnicien appartenant à l’élite intellectuelle et militaire française qui se voyait renvoyé à sa judéité, étrangère à la nation française, cette nation qu’il avait choisie de défendre ?
Le piège de Clermont-Tonnerre se referme : Dreyfus est renvoyé à son appartenance à la nation juive et à sa religion.
Michael souligne qu’à la suite de la réhabilitation de Dreyfus émerge alors l’israélitisme, qui combine soutien aux valeurs républicaines tout en préservant les principes fondamentaux du judaïsme.
Après la réhabilitation de Dreyfus, la communauté juive espère un recul de l’antisémitisme.
La Révolution française avait nié l’existence d’une nation juive ; la Première Guerre mondiale va permettre de réveiller chez les juifs un sentiment national pour la patrie française.
La nation juive : « l’Étatité »
Michael souligne que le sionisme en France, au début du XXe siècle, est plutôt considéré comme une œuvre philanthropique que comme une solution nationale à l’antisémitisme.
Les israélites le considèrent comme un risque supplémentaire et :
« Accorder de l’importance à une patrie juive reviendrait à renier tous leurs efforts pour l’émancipation et surtout à donner raison aux antisémites », écrit Philippe Landau.
Plusieurs facteurs provoquent, au niveau étatique, le détachement entre la France et le sionisme, d’après Michael : les tensions en Palestine, la montée du fascisme en Europe, la crainte d’une nouvelle guerre, l’arrivée de nombreux immigrants juifs et la radicalisation des opinions politiques.
Les instances gouvernementales françaises ne participent à aucune commission tentant de proposer des solutions au conflit entre juifs et Arabes avant la guerre.
J’ai repris la notion développée par Jabotinsky d’« Étatité » pour qualifier le sionisme qui, en sécularisant la judéité, a pour but de transformer la nation juive en « État des Juifs ».
Nous sommes ici en totale opposition avec la notion d’émancipation-assimilation à la française, qui niait la notion de peuple et de nation juive.
À noter que ce ne sont pas des Lumières françaises dont le sionisme a émergé, mais plutôt des Lumières allemandes de la Haskalah.
Le fossé entre Israël et la France allait s’enfoncer dans les abîmes à la veille de la plus grande catastrophe qui allait s’abattre sur le peuple juif.
La trahison de l’État
Michael souligne que la collaboration sonne le glas de l’israélitisme à la française.
La trahison de l’État français, à partir du statut des juifs de 1940 puis des mesures antisémites du régime de Vichy, entraîne un changement dramatique dans la conception qu’avaient les juifs de leur identité.
Parallèlement, Michael énumère toutes les actions de solidarité du peuple français envers les juifs, ainsi que les nombreux juifs qui s’engagent dans la Résistance, avec aussi des liens ténus entre sionistes et résistants, proximité qui va se prolonger après-guerre.
L’ÉTAT JUIF
À partir de 1948 et de la naissance d’Israël, la politique de la France varie entre soutien au nouvel État et rapprochement avec les pays arabes pour finalement pencher en faveur d’un soutien politique, économique, militaire et culturel à Israël dans ce que Michael appelle l’« âge d’or » ou la « lune de miel » de 1950 à 1967.
Michael nous rappelle qu’en 1967, De Gaulle a enclenché un processus mental dont les conséquences politiques et spirituelles n’apparurent pas immédiatement.
Ce processus mental permettant l’inversion morale dans la vision d’un Israël redevenu un peuple jaloux, guerrier et sanguinaire. Nous connaissons très bien cela aujourd’hui.
Les suites de la politique française nous sont connues, passant de l’âge d’or à l’âge de glace (terme employé par Frédéric Encel) : embargo de Pompidou, politique pro-arabe de Giscard d’Estaing, saillies antisémites de Raymond Barre, aide à la construction de la centrale nucléaire en Irak, asile doré accordé à Khomeiny, sans oublier les tergiversations mitterrandiennes, les amitiés chiraquiennes avec Assad de Syrie ou l’infiltration financière du Qatar en France sous Nicolas Sarkozy.
La liste n’est pas exhaustive, entraînant, pour reprendre les propos de Michael, une accélération du processus de « sionisation » de la communauté juive, qui abandonne ses illusions d’israélitisme à la française et devient de plus en plus philo-israélienne, engagée politiquement derrière l’État d’Israël.
Conclusion
Je n’ai pas essayé de faire de la géopolitique ni de l’histoire ce soir, mais j’ai tenté de comprendre ce processus français d’intégration, d’émancipation et d’assimilation qui avait été enclenché à la Révolution française.
En 2014, Michael parlait d’« alliance égarée » et, avec cet esprit visionnaire qui était le sien, il redoutait le pire. Et le pire, qui n’est jamais sûr, est là devant nous.
L’alliance est brisée. Les juifs de France, que l’on avait sommés de devenir citoyens français à l’égal des autres, sont renvoyés au fur et à mesure de l’histoire à leur origine.
On leur avait assigné d’être juifs uniquement par la pratique, et cela en privé, effaçant tout en eux de cette identité intérieure et de cette construction spirituelle que Freud évoque dans sa lettre au B’nai B’rith.
Israël, par son existence même, réveille pour beaucoup ce qui semblait enfoui au plus profond et ce que l’assimilation à la française avait barré d’un trait révolutionnaire.
Dans les médias et dans la population, le juif devenu « Français juif » devint « juif français », puis « juif de France », puis « membre de la communauté juive », tout en étant accusé de double allégeance envers Israël. Aujourd’hui, il est sioniste ou, pire, allié d’un génocide, dans la ligne du basculement sémantique initié par De Gaulle.
L’existence même de l’État d’Israël, qui n’est pas une parenthèse de l’histoire (dixit Dominique de Villepin), entre en totale contradiction avec la conception de Clermont-Tonnerre, conception fondatrice de l’alliance entre les juifs et la France.
Ce que redoutait Clermont-Tonnerre de la possibilité d’un État juif dans l’État français est arrivé, mais cet État s’est créé et constitué hors de France, sur la terre de ses ancêtres.
À coup sûr, c’est ici qu’est l’avenir des juifs, parce qu’être juif n’est pas seulement lié à une pratique religieuse.
Nous sommes un peuple.
Nous sommes une religion, une identité et une civilisation.
C’est une foi, c’est une mémoire. C’est un univers de pensée, d’esprit et d’action.
On ne peut le définir de manière restrictive.
[1] Haskalah (« Lumières juives ») : mouvement intellectuel juif apparu en Europe au XVIIIᵉ siècle, prônant l’éducation, l’ouverture à la culture européenne et l’intégration des Juifs dans la société moderne. Voir : Encyclopaedia Britannica – Haskalah.
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